Jazz manouche et musique tsigane
L’univers musical de Daniel Willem invite à un voyage à travers le jazz manouche, la musique tsigane et le blues. Un monde coloré et personnel, tout en nuances et en climats harmoniques. Son coup d’archet immédiatement reconnaissable, expressif et sensible, rythmique et électrique, fait de lui l’un des violonistes de jazz manouche les plus créatifs du moment.
Au Conservatoire Royal de Liège, Daniel Willem est l’élève précoce des violonistes virtuoses roumains Lola Bobesco et Richard Pieta. Il se perfectionne auprès de Thadé Geisler-Wyganowski et de Jean Donnay avec qui il forme le quatuor de musique ancienne Les Cordes Mosanes. Il fait également partie de l’Orchestre des Beaux-Arts de Bruxelles et de l’Orchestre de Chambre de Lausanne. Au début des années 70, il crée le groupe folk à succès Triskan et de nombreux groupes avec Henri Pousseur, Jean-Marie Billy, Philippe Boesmans, son frère Patrick Willem... Il s’envole également pour les Etats-Unis, et c’est à Los Angeles, avec Jean-Luc Ponty, qu’il découvre les possibilités créatives du violon électrique.
Il est invité en Californie par Stéphane Grappelli et se produit avec le batteur américain Art Blakey. À son retour, il monte à nouveau des groupes avec les meilleurs musiciens de la scène jazz belge. Il travaille en tant que compositeur, arrangeur, musicien de studio, ingénieur du son, et participe à de nombreux succès des années 80 (Marvin Gaye, Paul Young, Allison Moyet…).
En 1985, il arrange, joue et coproduit l’album She de Viktor Lazlo, dont le succès est international, et dont le single Pleurer des rivières est l’un des plus grands tubes des années 80, le titre restant dans le Top 50 pendant 13 semaines.
En 1988, il compose et arrange la chanson Laisser briller le soleil, de Joseph Reynaerts, qui représente la Belgique à l’Eurovision. Cette chanson obtient un disque de platine en Scandinavie et est également reprise par Johnny Logan. En 1990, il signe, en tant que chanteur, un contrat d’artiste chez CBS et un contrat éditorial chez EMI, avec la chanson Seul à traîner, qui sera classée au Top 50 et dans la playlist des 10 titres les plus programmés de France.
Daniel Willem a effectué un nombre impressionnant de concerts et de sessions de studio dans le monde entier, en tant que violoniste, mandoliniste, claviériste, organiste, guitariste, compositeur, arrangeur, ingénieur du son, réalisateur et producteur. Lors de ses multiples collaborations, il a également obtenu de nombreux disques d’or et de platine.
Popso Weiss - guitare et chant - est un Manouche issu des familles Weiss-Reinhardt. Il est à l’heure actuelle l’un des meilleurs guitaristes rythmiques de jazz manouche en Belgique. Ses qualités lui ont valu de travailler avec bon nombre de musiciens internationaux. Il compte parmi ses amis musiciens le Rosenberg Trio, Titi Winterstein, Quentin Liégeois, Daniel Willem...
Tchavo Berger - accordéon et chant - donne, dès son plus jeune âge, de nombreux concerts et remporte quantité de concours, faisant toujours l’unanimité quant à sa musicalité et sa virtuosité.
Musicien très demandé, il se distingue tant dans le répertoire classique des valses musettes, que dans le répertoire traditionnel tsigane et de jazz manouche.
Patrick Willem - contrebasse - est issu du Conservatoire Royal de Liège. Il est connu comme l’un des meilleurs contrebassistes, servi par un jeu original, un swing élégant et une technique impressionnante. Il effectue de nombreux concerts et enregistrements avec des artistes de renommée internationale comme Chet Baker, Toots Thielemans, Al et Stella Levitt, Popso Weiss, Tchavo Berger, Jacques Pelzer, Eric Legnini…
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Crédit photo: M. Winston


